Croissance verte

Fusions, création de pôles de mutualisation, fin des quotas laitiers… des enjeux de taille pour les acteurs de l’agroalimentaire

7 avril 2015

Fusion / Entreprise – Heinz & Kraft : le “deal” à 100 milliards de dollars

Heinz et Kraft ont annoncé le 25 mars une des plus grosses fusions-weave agro newsacquisitions de l’année. Ce rapprochement, orchestré par Warren Buffet via Berkshire Hathaway et le brésilien Jorge Paulo Lemann avec 3G Capital devrait donner naissance à un nouveau géant de l’agroalimentaire américain. Valorisé à près de 100 milliards de dollars, le groupe intitulé Kraft Heinz Co totalisera plus de 28 milliards de dollars de chiffre d’affaires, le positionnant au cinquième rang mondial, au coude à coude avec Danone. Détenant 51% du capital, Heinz s’impose comme le nouveau maître du nouvel ensemble : c’est d’ailleurs son PDG, Bernardo Hees, qui en prendra la tête.

Pour Warren Buffet et 3G Capital, cette fusion permettra à Kraft de bénéficier du réseau international de Heinz pour développer ses ventes à l’étranger. En effet, ce dernier exporte plus de 60 % de ses produits alors que Kraft les distribue en grande majorité aux États-Unis. En consolidant leurs portefeuilles, la nouvelle entité devrait aussi avoir un meilleur pouvoir de négociation auprès des distributeurs et ainsi améliorer sa rentabilité. Les promoteurs de la fusion estiment ainsi que le rapprochement devrait leur permettre d’économiser 1,5 milliard de dollars par an d’ici 2017.

Côté actionnaires, les deux fonds d’investissement, vont réinvestir 10 milliards de dollars dans leur société pour pouvoir offrir aux actionnaires de Kraft une prime de fusion de 16,50 dollars par action en numéraire.

 

Viande / Entreprise – Le brésilien JBS se pose en numéro deux de l’alimentation

weave agro newsAvec 35,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014, en hausse de près de 30 % grâce à de nombreuses acquisitions, le brésilien JBS s’est félicité d’être ainsi devenu le deuxième groupe agroalimentaire mondial. Précisons qu’il ne tient pas compte des géants des boissons comme Coca-Cola, Pepsico ou AB Inbev.

L’expansion internationale de JBS, construite au terme d’une dizaine d’acquisitions ces dix dernières années, correspond au désir du gouvernement brésilien de renforcer le rayonnement de ses entreprises phares à l’étranger : JBS réalise désormais 80 % de son chiffre d’affaires à l’international.

Pour le patron de JBS, Wesley Batista, la priorité est désormais de consolider le bilan de l’entreprise : pas de nouvelles acquisitions en vue, a-t-il prévenu. En temps de crise au Brésil, les banques publiques ne seront plus aussi généreuses, et les coûts de financement vont augmenter. Certes, JBS, qui a dégagé un résultat net d’environ 600 millions d’euros l’an dernier, a déjà réduit son taux d’endettement de 3,7 à 2,1. Mais il souhaite encore « améliorer son profil de risque ». Quant à l’introduction en bourse de sa filiale JBS Foods (hors viande bovine), repoussée à plusieurs reprises, elle devra encore attendre une embellie sur les marchés financiers.

 

Lait / Entreprise – Bongrain se renomme Savencia

Le groupe fromager Bongrain, connu pour ses marques Elle & Vire, Caprice des Dieux ou St Môret, change de nom pour « Savencia Fromage & Dairy », afin d’être plus visible à l’international. Cette nouvelle dénomination sera soumise à l’approbation des actionnaires lors de l’assemblée générale, le 22 avril. « Facilement prononçable dans de nombreuses langues, elle permettra une meilleure communication et une plus grande visibilité à l’international », justifie le groupe. Bongrain, qui affiche un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros, réalise les deux tiers de son activité à l’international.

 

Lait / Politique européenne – L’Europe face à la fin des quotas laitiers

weave agro news Le 1er avril, et pour la première fois depuis 30 ans, les Européens pourront produire autant de lait qu’ils souhaitent. Même si cette échéance, connue de longue date, a permis à chacun de se préparer, les interrogations ne manquent pas sur l’impact de cette nouvelle étape de la libéralisation de l’agriculture européenne. En particulier, en France.

Actuellement, personne n’est en mesure de présager de l’impact de la fin des quotas. Les plus optimistes tablent sur une progression soutenue de la demande mondiale dont pourrait bénéficier le secteur laitier européen. C’est le message de Bruxelles, qui estime que les importations mondiales vont croître de 2,1 % par an en moyenne. Par ailleurs, après la Chine, d’autres pays asiatiques et l’Afrique seront les moteurs de cette demande.

Alors que plusieurs pays du Nord, dont l’Allemagne ou les Pays-Bas, optent pour des fermes à grande échelle et l’industrialisation de la production, les producteurs Français ont été encouragés à se regrouper en Gaec, des Groupements Agricoles d’Exploitation en Commun.

Pour Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture : « Loin des fermes-usines, on arrive ainsi à des groupements de 400 vaches capables de produire jusqu’à un million de litres. Mais chacun reste en capacité d’assurer son autonomie fourragère. Ce système permet de se satisfaire d’une rentabilité plus faible que dans le cas des fermes-usines qui nécessitent d’importants investissements ». En comparaison, le modèle des fermes industrielles ne lui paraît pas une garantie d’avenir. « Le gigantisme fait peser de graves risques sanitaires sur le troupeau et l’exploitation reste étroitement dépendante de la volatilité des prix de l’alimentation animale », fait valoir le Ministre.

 

Logistique / Industrie – L’union fait la force : les industriels agroalimentaires mutualisent leurs livraisons

weave agro newsL’union fait la force. C’est sur ce principe que de nombreux industriels agroalimentaires se regroupent pour mutualiser leurs livraisons sur les plates-formes de leurs clients de la grande distribution. Initialement, l’idée était de répondre aux nouvelles exigences des enseignes qui imposaient dès 2009 à leurs fournisseurs une hausse significative des fréquences de livraison, dans la logique de réduire leurs stocks pour dégager de la trésorerie. Or, pour limiter le surcoût important du transport engendré par la multiplication des livraisons, grands groupes et PME ont trouvé la parade : mutualiser leur chargement dans des camions complets expédiés plus fréquemment.

De nombreux pôle de mutualisation on ainsi émergé depuis 7 ans. A titre d’exemple, United Biscuit, Mars, Saupiquet et Wrigley ont créé un pôle permettant aujourd’hui de livrer 34 plateformes de quatre enseignes, totalisant ainsi plus 100.000 palettes par an.

 

Efficacité énergétique / Industrie – Quand l’efficacité énergétique remet en selle les industriels

weave agro newsL’Ademe a fait les comptes : en traquant le gaspillage, en investissant dans des équipements plus performants et en s’engageant dans des solutions innovantes, les industries françaises pourraient réaliser au total 19,6% d’économies sur leur note d’ici à 2030.

Le secteur agroalimentaire est particulièrement concerné, avec un potentiel d’efficacité de plus de 29% : c’est ce que le patron de l’innovation de Bonduelle, François Luchini, décrit comme « la stratégie des petits pois ». L’entreprise a mesuré l’étendue de son gaspillage : au moins 60% de l’énergie qu’elle consomme chauffe du vide ! « Nos procédés ont été conçus à une époque où l’énergie n’était pas un problème », justifie-t-il. En appliquant à ses lignes des innovations comme le stop-and-go automobile et en formant surtout les effectifs à des comportements éco-vertueux, il estime pouvoir réaliser 5% d’économie annuelle sur une facture de 50 millions d’euros.

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos dernières actualités*

Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé de gestion des Clients et Prospects (CRM).

Le Responsable de traitement est la société weave, 37 rue du rocher 75008 Paris RCS Paris 802 396 085.

Elles sont destinées à l’activité marketing du groupe weave ainsi quà celle de ses filiales, à l’exclusion de tout transfert hors de l’UE. Elles sont conservées pour une durée conforme aux dispositions légales (par exemple 3 ans pour les données prospects).

Ce traitement nécessite votre consentement que vous pourrez retirer à tout moment sans que cela ne remette en cause sa licéité.

Conformément à la loi « Informatique et Libertés » et au règlement européen n°2016/679, vous bénéficiez d’un droit d’accès, de rectification ou d’effacement, ainsi que d’un droit à la portabilité de vos données ou de limitation du traitement. Vous pouvez également pour des raisons tenant à votre situation particulière, vous opposer au traitement de vos données et donner des directives relatives à la conservation, à l’effacement et à la communication de vos données après votre décès. Vous disposez également du droit d’introduire une réclamation auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (www.cnil.fr).

Vous pouvez exercer vos droits en nous contactant à l’adresse vosdonnees@weave.eu.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour mesurer notre audience, vous proposer des contenus et des offres personnalisées, ainsi que des fonctionnalités de partage sur les réseaux sociaux. En savoir plus sur notre politique de cookies et notre charte des données personnelles