Open Banking

Les banques ont-elles déjà perdu la bataille du paiement mobile ?

29 mai 2012

Les nombreuses initiatives de paiement, en proximité et à distance, tendent à converger vers des solutions de « wallets ». Les acteurs non bancaires très actifs dans le lancement de ces nouvelles initiatives menacent de plus en plus les Banques. Pour faire face à ces acteurs, les Banques doivent s’unir pour faire émerger une solution de wallet multibancaire simple, sécurisé et gratuite pour leurs clients.

 

Ces derniers mois, les initiatives et les expérimentations se sont multipliées dans le monde des paiements de proximité ou à distance.

Une forte médiatisation autour du paiement sans contact

Les projets « Ville intelligente / NFC » mettent sous le feu des projecteurs les paiements de proximité s’appuyant sur la technologie NFC (Near Field Communication). Cette médiatisation ne doit pas faire oublier les autres initiatives de paiement de proximité consistant à réaliser un paiement à distance en situation de proximité comme celle s’appuyant sur le QR code.

 

L’arrivée attendue de la simplification du paiement à distance

L’objectif recherché par les acteurs bancaires et non bancaires est de proposer des solutions simplifiant l’acte de paiement à distance (objectif d’ailleurs commun au paiement de proximité). Dans la plupart des cas, un achat en ligne, nécessite aujourd’hui de saisir les 16 chiffres de sa carte, la date d’expiration et le cryptogramme ce qui est contraignant surtout en situation de mobilité ! La simplicité et la fluidité du parcours client conditionne pourtant le succès d’un moyen de paiement.

Le Peer-to-Peer en France, une place à trouver

En complément de ces modes de paiement, certaines initiatives permettent également le transfert d’argent de personne à personne (Peer-to-Peer ou P2P). Ce mode de paiement n’a pourtant pas encore percé en France malgré la forte campagne de communication qui a accompagné le lancement de Kwixo, solution de FIA-NET, filiale du Groupe Crédit Agricole. Il est d’ailleurs à noter que Kwixo est gratuit depuis décembre. Ce nouveau positionnement tarifaire illustre  que la gratuité pour les clients semble incontournable pour garantir le succès de ces services : les gens ne veulent pas payer pour payer ! A noter également que le Crédit Mutuel Arkéa a annoncé l’arrêt définitif de son offre Pay2You en mai 2012.

 

Un nombre significatif de ces initiatives, en proximité comme à distance, sont conçues et promues par des acteurs non bancaires : réseaux de paiement, opérateurs de télécommunication, géants technologiques, start up et commerçants. Ces derniers s’appuient sur un partenariat plus ou moins forts avec des établissements bancaires. Par exemple, Skimm!, start up lancée début 2012 qui permet de payer via un QR code chez les commerçants adhérents, a développé un partenariat avec le Crédit Mutuel et certaines de ses filiales pour mettre en place son offre.

 

La convergence des modes de paiement dans un « wallet » !

Parmi ces initiatives, le concept de « wallet » semble intéresser un nombre grandissant d’acteurs bancaires et non bancaires. L’idée est de permettre aux utilisateurs d’enregistrer leurs moyens de paiement lors d’une étape initiale d’inscription ou d’enrôlement et de payer ensuite de manière simple, fluide et en toute sécurité.

Plusieurs raisons expliquent cet engouement :

  1. Le « wallet » simplifie l’acte de paiement notamment à distance : Par exemple, en situation de paiement à distance, il permet de remplacer la saisie des données de la carte par une simple sélection de la carte à débiter parmi la liste de moyens de paiement préenregistrés par le client.
  2. Il permet une utilisation multicanale : le client peut utiliser son « wallet » aussi bien depuis son PC (internet fixe) qu’en situation de mobilité (site mobile, applications smartphones, etc.) voire en situation de proximité !

Ces solutions de « wallet » peuvent être catégorisées en 4 typologies :

S’associer pour contrer l’offensive des nouveaux entrants

Comme l’indique le rapport Pauget-Constans sur l’avenir des moyens de paiement, publié en mars 2012, « les moyens de paiement ne rencontrent le succès que si leur caractère universel est établi ». Les banques vont donc devoir s’accorder sur une solution commune pour contrer l’offensive des nouveaux entrants et faire face à PayPal, solution la plus développée à ce jour en France avec plusieurs millions d’utilisateurs. En effet, aujourd’hui l’absence de solution française multibancaire laisse le champ libre à ces acteurs (nouveaux ou existants) de paiement.

Si elles ne réagissent pas, les banques s’exposent à deux risques:

  • A court terme, une perte de PNB (directe et indirecte).
  • A moyen terme, la perte de la relation clients (particuliers et commerçants).

 

Face à de tels enjeux, on peut légitimement s’interroger sur l’inertie des banques alors que des géants comme Visa, MasterCard, Google ou Apple se positionnent déjà sur des solutions universelles au niveau mondial.

Pourtant, les banques ont de multiples atouts pour contrer l’offensive de ces acteurs. Le principal est sans doute d’avoir la confiance de leurs clients et surtout la maîtrise du risque client. Si elles s’unissent, elles pourraient asseoir un standard de marché en enrôlant massivement l’ensemble de leurs clients. Pour cela, il faudra au préalable s’accorder sur une solution de « wallet » multibancaire proposant un parcours client simple, fluide, sécurisé et gratuit pour le client tout en limitant les impacts chez les commerçants.

 

Kazem Tabrizi et Ghislain de la Fournière

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