Open Banking

Banques et Fintechs : un partenariat gagnant/gagnant

6 juin 2018

Le 30 mai dernier se tenait au Palais Brongniart la 2ème édition du Particeep Digital Tour sur le thème de l’Open Banking. L’occasion pour les acteurs de la banque, du conseil, des services financiers et de la relation client d’échanger sur cette thématique devenue clé pour le futur de la banque.

Dans le sillage de l’entrée en application de la nouvelle directive européenne sur les paiements (DSP2) le 13 janvier 2018 les banques doivent ouvrir leurs systèmes d’information. L’Open Banking, l’obligation pour les banques de partager les données de paiement des clients avec des services tiers, annonce une profonde transformation de l’écosystème bancaire. Cette évolution promet de modifier durablement la relation des clients avec leurs banques. La technologie facilitatrice de cette « ouverture » bancaire est l’API (Application Programming Interface, en anglais).

 

De nouvelles stratégies partenariales

 

Laurent Hellé, associé banque weave, a ainsi animé durant la matinée une table ronde autour de la question : Bank as a platform : quelle stratégie partenariale pour quelle ambition client et incidence sur le modèle économique des banques de détail ? 

Un panel d’intervenants variés, représentant tant les Fintechs (Clément Coeurdeuil, Président Budget Insight, Farida Poulain, Responsable Incubation Le Swave, David Dumont, Directeur Général Particeep) que les acteurs historiques (Julien Rialan, Responsable partenariats Fintech/Startups Groupe BPCE) ont ainsi échangé sur le sujet.

Les mots « Fintechs » et « banques » ne semblent plus désormais des antonymes, bien au contraire. Banques et Fintechs cherchent désormais à nouer de véritables partenariats au service de ce qui les réunit : améliorer la relation client.

Les Fintechs, nouveaux acteurs des services financiers, s’appuient sur les dernières technologies informatiques pour répondre à une problématique précise en proposant une expérience client généralement plus fluide que celle des banques traditionnelles. Dans un environnement très concurrentiel et devant la difficulté à être rentables, les Fintechs cherchent aujourd’hui à nouer des partenariats avec celles contre qui elles construisaient leur proposition de valeur.

L’émergence de ces partenariats est le signe d’une structuration logique et inévitable du marché : les Fintechs ont besoin des banques, mais les banques ont également besoin des Fintechs.

 

Quelles sont les raisons qui poussent banques et Fintechs à lancer des partenariats ?

 

Banques et Fintechs : un partenariat gagnant/gagnant : agilité et co-construction

 

D’un côté les banques : Système d’Informations monolithique et ancien, aversion au risque, délais importants de réalisation de projets, stagnation ou baisse du PNB mais une large clientèle et une capacité d’investissement importante.

De l’autre les Fintechs : Système d’Informations neuf et profitant des dernières technologies (notamment en termes d’API), hyper-agilité de l’organisation, Time-to-Market réduit mais peu ou pas de clientèle et très peu de moyens à disposition.

Un partenariat entre ces deux acteurs apparait alors rapidement comme étant gagnant/gagnant : gain de clientèle pour la Fintech et mise à disposition d’un nouveau produit ou service plus attrayant pour la banque.

 Nous avons des partenariats avec des banques, des Fintechs, mais également des partenariats tripartites. Nous « agrégeons » les meilleurs experts dans le cadre de nos partenariats. Clément Coeurdeuil, Président, Budget Insight

 

Quelques freins parmi les acteurs bancaires traditionnels

 

Un manque d’agilité et une aversion au risque rallongent ainsi parfois les temps de mise en marché et le passage au cap industriel. Malgré un intérêt réciproque évident, le passage au mode industriel reste encore compliqué dans un sens comme dans l’autre.

D’un côté les Fintechs cherchent un Time-to-Market le plus rapide possible avec les clients de banques, se heurtent parfois au temps demandé par ces acteurs pour lancer de tels partenariats. De l’autre côté, les banques, averses au risque, hésitent encore énormément à se lancer dans un partenariat avec certaines Fintechs n’offrant pas assez de garanties à moyen et long terme.

On a encore du mal à passer l’étape du POC (Preuve de concept) dans les banques. Farida Poulain

Les intervenants ont tous regretté la difficulté à passer du POC à la phase industrielle. On remarque du côté bancaire une vision très pragmatique du projet : combien cela va-t-il rapporter et quand ?

Nous faisons moins de POCs, pour privilégier plus d’engagement avec des partenariats plus structurels et une volonté d’aboutir à une solution industrielle dès le départ. Julien Rialan

 

Accélérer la coopération Banques / Fintech

 

Certaines banques cherchent aujourd’hui à lever les freins relevés. Par exemple, BPCE donne un poids décisionnel important au chef de produit pour le choix d’une Fintech avec laquelle nouer un partenariat.

De façon similaire, les incubateurs comme Le Swave de Paris & Co ont pour objectif de réunir l’ensemble des décisionnaires (Fintechs et banques) autour d’une table pour raccourcir les cycles de validation et d’aller/retour entres ces différents acteurs.

D’autres adoptent des stratégies plus spécifiques à leurs particularités. Le groupe BPCE par exemple, par sa segmentation territoriale importante, est également positionné sur des POCs régionaux, qui sont étendus à l’ensemble du territoire en cas de succès.

 

Le bon POC est peut-être celui qui se fait sans le banquier, car c’est celui qui le fait réagir. Clément Coeurdeuil

Faire réagir les banques, leur faire intégrer le risque est nécessaire pour les inciter à agir rapidement.

 « Quand nous initions un POC avec une banque, nous sommes force de proposition pour être acteur de la réussite de celui-ci, et pas juste en position de rédiger un cahier des charges. Le fait d’imposer une vision concernant le POC permet également de demander un Go/No-Go rapidement pour être fixé. » David Dumont

Finalement, certaines Fintechs s’allient et nouent des partenariats entre elles pour augmenter les garanties vis-à-vis des banques. Cela permet d’agréger des offres de services complémentaires et de proposer une solution plus complète.

Ces partenariats entre banques et jeunes pousses de la finance permettent in fine de faire bouger les lignes d’un système bancaire figé. Ils répondent également aux nouvelles attentes du client qui, rappelons-le, en reste le premier bénéficiaire.

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