carte du monde climat
Croissance verte

L’adoption de nouveaux modèles innovants et durables devient urgente

25 octobre 2013

Des prévisions durcies et alarmantes

Sans grande surprise et à la lumière des derniers travaux, le GIEC a accru la précision de ses diagnostics  et a globalement durci ses scénarios d’évolution du climat à courts et moyens termes, dépeignant une image de plus en plus sombre de l’avenir de notre planète si rien n’est fait.

Parmi les grandes conclusions de ce rapport, on peut retenir :

  • Véritable tampon énergétique, il est avéré que les océans se sont réchauffés au cours de 30 dernières années. Par ailleurs, près de 30% du CO2 atmosphérique s’est dissous dans les océans. Un phénomène qui renforce l’acidification et menace la survie d’écosystèmes entiers et de systèmes de production alimentaire.
  • Intégrant désormais dans les modèles la fonte possible des glaces du Groenland, les prévisions de montée des eaux sont plus alarmantes.  Selon leur niveau d’émission, les scénarios prévoient une montée des eaux moyenne entre 26 et 82 cm d’ici 2100. A long terme, l’élévation potentielle des niveaux de la mer pourrait être de plusieurs dizaines de mètres. Même une légère augmentation du niveau de la mer perturberait considérablement les zones côtières, accroissant les risques d’inondation et l’érosion des sols, il s’agit par ailleurs d’une valeur moyenne masquant des effets locaux potentiellement plus importants.
  • Une augmentation des contrastes de précipitations entre zones sèches et humides et saisons sèches et humides est à prévoir. Les régions humides seront plus humides, et les régions sèches deviendront plus sèches. Les évènements climatiques extrêmes se produiront avec une plus grande fréquence et une plus grande intensité.
  • Les émissions accumulées de CO2 seront des déterminants forts après 2100 même en cas d’arrêt des émissions de CO2, la plupart des aspects du changement climatique persisteront plusieurs siècles.
  • Les niveaux de GES ont atteint un niveau inconnu sur Terre depuis au moins 800 000 ans, et trois scénarios sur quatre estiment probable à plus de 2 chances sur 3 que notre planète se sera réchauffée de plus de 1.5°C d’ici 2100. Sur 4 scénarios, seul 1 prédit un arrêt du réchauffement après 2100.

Un appel à l’action

Pour rappel, le cap des +2°C constitue une ligne rouge à ne pas dépasser pour éviter des dérèglements majeurs et difficiles à anticiper de notre environnement. Les conséquences d’une telle augmentation mettraient d’autant plus en doute la capacité d’adaptation de nombreux écosystèmes et entraineraient des conséquences majeures  sur le fonctionnement de l’économie et nos modes de vie. Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de mettre en place des mesures fortes de limitation des émissions pour atteindre une baisse rapide des émissions mondiales dès 2020 et aboutir à quasiment zéro émission en 2070. Vu autrement, ce scénario suppose que nous n’émettions pas plus de 270 GtC d’ici la fin du siècle alors que le contenu carbone des réserves fossiles prouvées est de l’ordre de 800 GtC, soit quasiment 3 fois plus. Au rythme actuel, ce seuil pourrait être atteint en une trentaine d’année.

Comme à chaque publication du GIEC, on assiste à un véritable ballet entre zélotes climato-sceptiques et éco-partisans. Si le GIEC affirme que le lien de causalité entre activités humaines et changement climatique est avéré à 95% (contre 90% il y a six ans !), un tiers des français reste climato-sceptique et près de 22% nie le lien entre activités humaines et changement climatique. Des opinions clairement en opposition à la très grande majorité des chercheurs internationaux sur le climat.

Pourtant, ces évaluations scientifiques n’invitent ni à l’angoisse, ni au déni, ni à la résignation mais bien à l’action ! Comme l’a présenté Connie Hedegaard, la commissaire à l’action pour le climat européenne, « Le problème n’est pas de croire ou non dans le changement climatique. Le problème est de savoir si l’on fait confiance à la science ».  Au-delà de tout prosélytisme, nous avons les moyens d’éviter ces prévisions et loin d’être une contrainte, la lutte contre le changement climatique et le développement durable au sens large sont des formidables leviers d’innovation, d’inclusion, de création d’emploi, et  de compétitivité. Il n’existe qu’une certitude, confirmée aujourd’hui par tous les voyants économiques, sociaux et environnementaux : notre modèle actuel a montré ses limites et ses dégâts, il est urgent d’oser une innovation durable de rupture tant politique qu’économique.

 

Sources :

  • Commissariat Général au Développement Durable (2013) Baromètre d’opinion sur l’énergie et le climat en 2013
  • Cook et al (2013), Quantifying the consensus on anthropogenic global warming in the scientific literature. Environmental Research Letters Volume 8 Number 2
  • IPCC  (2013), Approved Summary for Policymakers
  • IPCC (2013), Climate Change 2013: The Physical Science Basis
  • The Carbon Tracker Initiative (2012), Unburnable Carbon – Are the world’s financial markets  carrying a carbon bubble?

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