Open Banking

Mobilité bancaire, Crowdfunding, Fintechs, Assurance : les banques doivent faire preuve d’imagination pour se démarquer et fidéliser

13 avril 2015

1.Le changement d’établissements bancaires en toute facilité : mythe ou réalité ?

Alors que nous évoluons au quotidien dans un environnement « mobile » au travers notamment des smartphones ou tablettes, quoi de plus naturel que de se poser la question de la mobilité de son compte bancaire ?

La portabilité du numéro de compte bancaire permettrait aux consommateurs de changer de banque plus facilement tout en conservant leur numéro de compte, à moindre coût, en baissant le prix des services bancaires et en améliorant leur qualité.

Michel Sapin et Carole Delga, en charge de la Consommation ont saisi le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) en fin d’année 2014 pour que des études en matière de mobilité bancaire soient réalisées d’ici le 15 mars. Les banques et représentants des consommateurs réunis au sein du CCSF ont franchi une nouvelle étape : les établissements français vont devoir dès à présent alléger les démarches de mobilité bancaire.

Les banques vont en effet, devoir mettre en place gratuitement auprès de leur client et dans un délai de 18 mois, un service automatisé du changement de domiciliation lorsque celui-ci quitte sa banque pour un nouvel établissement.

Le client n’aura plus qu’à signer un mandat avec sa nouvelle banque et fournir un simple relevé d’identité bancaire de son ancien établissement. La nouvelle banque pourra ainsi et à travers le mandat obtenir la liste des prélèvements et virements récurrents effectués au cours des treize derniers mois.

Cette mesure permettra notamment d’éviter toutes opérations sur des comptes clos, provoquant des incidents de paiement.

[Echos] « Changer de banque va devenir plus simple »

2.Mise à disposition d’informations bancaires : enjeux d’exclusivité, de confidentialité et de sécurité des données

La Directive Européenne des Services de paiement (« DSP2 »), qui devrait être adoptée en 2015 sur la mise à disposition d’informations par les banques sur les comptes de leurs clients fait débat auprès des établissements bancaires.

Alors que les banques bénéficient d’un avantage exclusif quant aux informations clients, notamment dans la gestion de moyens de paiement, ces dernières ne souhaitent pas divulguer la mine d’informations qu’elles possèdent.

Aussi, cela soulève des questions de confidentialité quant à l’accès aux comptes des clients et du secret bancaire sans compter la charge que cela représenterait que d’informer l’ensemble des établissements de paiement pour répondre à ces nouvelles exigences réglementaires.

Dans un environnement communautaire sous le signe du partage des données, les banques parviendront-elles à maintenir leur opacité ?

[C’est pas mon idée] «La FBF joue sur la peur face à la modernité »

3.Multiplication des « Fintechs » sur la toile : la riposte des banques au travers de partenariats

Les « Fintechs », contraction de « Financial technology » (technologie financière), constituent des domaines d’activité dans lesquels les entreprises utilisent des nouvelles technologies pour délivrer des services financiers.

Les « Fintechs » se multiplient avec pour vocation de révolutionner les services des banques et des assurances à des prix plus attractifs ; services où la marge est habituellement élevée pour séduire le plus grand nombre de clients.

Pour la 5ème édition du « lundigital », sept start-ups de la « Fintech » ont présenté lundi 23 mars leurs innovations. Pour les banques françaises, ces « pure players » sont un sujet de préoccupation car ils cherchent à convaincre leurs clients de se tourner vers leurs plateformes, plus ergonomiques notamment pour des solutions de paiements, services aux PME,….

Au-delà de l’aspect concurrentiel, les banques vont pouvoir nouer des partenariats avec ces start-ups comme l’a notamment annoncé Boursorama (filiale de la Société Générale) au cours du mois de Mars au travers du rachat de Fiducéo, agrégateur de comptes bancaires.

[La Tribune] «La Fintech gagne ses lettres de noblesse en France »

4.Le crowdfunding : une tendance incontournable en matière d’investissement

Les sites de « Crowdfunding », mode de financement alternatif qui met en relation (quasi-directe) des porteurs de projets en quête d’un financement avec des particuliers désireux de donner, d’investir ou de prêter leurs économies ont collecté 16,2 milliards dans le monde en 2014 (croissance de 167% sur un an).

Ces chiffres ont été publiés mardi 31 mars par le cabinet américain Massolution. Le cabinet américain, s’attend à une forte croissance encore pour 2015, collectant en prévision 34,4 milliards de dollars.

Bien qu’aujourd’hui 50% des français pratiquent l’économie collaborative, en investissant dans des projets qui leur tiennent à cœur ou à la recherche d’un bon niveau de rendement, c’est aux Etats-Unis que le crowdfunding enregistre le plus de succès, avec des sommes levées s’élevant à 9,46 milliards de dollars en 2014.

L’Asie est également devenue une région dynamique en la matière avec une progression de 320%. De quoi dépoussiérer l’image de la Finance !

[Les Echos] «La finance participative accélère son incroyable expansion »

5.Les banques misent sur l’assurance face à une production de crédits au plus bas

Dans un contexte de croissance économique difficile, les établissements de crédit veulent trouver de nouveaux relais de croissance, notamment en s’imposant comme des bancassureurs.

Les grandes banques « traditionnelles » se tournent de plus en plus vers les métiers de l’assurance, un secteur dynamique comparativement aux activités de la banque de détail (en recul de 1% en 2014 pour BNP Paribas).

Pour une majorité des banques, les taux d’intérêts sont très bas, des encours de crédits en repli et des commissions qui ont décru de 1,7 %, à la suite de la législation sur le plafonnement des commissions d’intervention (dépassement d’un découvert). Alors que les revenus de la banque de détail en France sont en nets recul, l’activité en Assurance ne cesse de progresser avec des chiffres d’affaires soutenus.

C’est notamment le cas de la filiale d’assurance BNP Paribas Cardif (+ 8,5 % en 2014), du Crédit Agricole Assurances (+ 15 % en 2014) ou encore de la Société Générale (+ 12 % en 2014). Quant au Crédit Mutuel, pionnier de la bancassurance, l’assurance contribue déjà pour plus de 30 % au résultat net part du groupe. BPCE s’est fixée fin 2013 comme objectif de s’imposer comme le second bancassureur du marché français avec la constitution d’un pôle unique d’assurances au sein de sa filiale Natixis.

La Banque Postale poursuit quant à elle, la diversification de ses offres en Assurance Santé, avec le lancement la semaine dernière de son offre d’Assurance Santé Collective en anticipation à la généralisation de la complémentaire santé entreprise à partir de janvier 2016. De belles perspectives de développement pour les banques.

[Les Echos] «L’assurance sauve la croissance des banques françaises »

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