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Mobilité urbaine : comment faciliter les trajets domicile-travail ?

4 mai 2018

Les trajets entre le domicile et le travail, aussi nommée mobilité pendulaire, sont une préoccupation majeure de la population. Peu importe le moyen de transport, ils nécessitent tous d’être sûrs, financièrement accessibles et ponctuels.

Preuve de l’importance du transport au quotidien : la qualité, la fiabilité et la proximité du réseau de transport sont des critères si importants qu’ils influencent le choix d’un logement.

Diverses solutions existent à travers le monde afin de faciliter de déplacement des habitants : métro, bus, voiture privée, car, tramway, vélo, marche, covoiturage, taxi, rickshaw, tuk-tuk, van, télécabine, escalator traversant la ville, bateau-bus, patin à glace, etc. Chacune de ces possibilités s’inscrit dans l’environnement et la culture des usagers. Cependant, certains transports sont vieillissants et nécessitent un entretien important et onéreux. N’est-ce pas là l’occasion de trouver des alternatives, plus propres et moins coûteuses en tirant des leçons des expériences réalisées ?

Le Central-Mid-Levels escalator d’Hong Kong

 

Quelles solutions privilégier ?

Selon une étude de 2015 de la Dares, le service de statistiques du ministère du Travail en France, 74% des trajets domicile-travail sont effectués en voiture pendant une durée moyenne de 50 minutes. Et ce chiffre atteint 68 minutes pour les franciliens ! Dans les petits pôles urbains regroupant moins de 500 employés, ces trajets sont deux fois plus longs en distance, mais plus rapides que la moyenne. En Île-de-France en revanche, les distances parcourues sont moins longues mais les temps de parcours allongés en raison des embouteillages fréquents.

Pourquoi les transports en commun ne sont-ils pas d’avantage présents dans les trajets domicile-travail ? Leur usage est en effet très inégal selon les villes et les usagers ne les apprécient pas toujours. “Toujours pleins à craquer”, “Aucun confort”, “Pas d’arrêt à moins de 20 minutes à pied de chez moi”, “Des horaires très aléatoires”, “Abonnement annuel très cher” ; tels sont les principaux retours des conducteurs contraints d’utiliser leur voiture (étude de la Dares).

Le problème, c’est que 98% de ces conducteurs voyagent seuls, alors que leur véhicule pourrait transporter 3 personnes supplémentaires, réduisant ainsi de manière significative l’engorgement des axes routiers. Le covoiturage  peut ainsi permettre de résoudre une partie de l’engorgement urbain, mais sa pratique reste peu développée dans le cadre de la mobilité pendulaire. Pour encourager cette pratique, certaines métropoles n’hésitent pas à rémunérer les automobilistes partageant leurs trajets pendulaires. C’est le cas de la ville de Washington DC avec son programme Commuter Connections, de l’État de Floride ou la ville de San Jose.

Si les sites Internet et applications consacrés au covoiturage fleurissent, elles permettent souvent aux conducteurs et voyageurs de partager un trajet ponctuel, mais rarement des trajets réguliers. Il faudrait manifestement une incitation plus forte, de la part des entreprises ou des villes, pour faire rentrer dans les mœurs ce partage de trajets.

Une autre piste serait de faciliter l’usage du covoiturage, en proposant des arrêts  dédiés à cette pratique. L’essentiel est d’avoir un lieu de rendez-vous reconnaissable, accessible en transports en commun, sûr pour les piétons, muni de places de parking et situé à proximité des grands axes. Les collectivités testent déjà des solutions frugales d’arrêt ou de parking de covoiturage, afin de confronter ces prototypes aux usages des habitants. Si l’expérimentation est fructueuse, elle pourrait être déployée sur l’ensemble des collectivités concernées.

Les entreprises peuvent à leur niveau inciter l’utilisation du covoiturage en proposant aux salariés habitant dans une même zone de coordonner leurs horaires. Apporter de la souplesse aux horaires de travail permettrait peut-être de faciliter les trajets de groupe, mais également d’avoir un impact positif sur leur bien-être au travail.

La question des trajets domicile-travail soulève également celle de l’interopérabilité des réseaux de transport. Cela passe par l’amélioration de la communication faite à chaque arrêt, de manière à savoir rapidement si en sortant du métro, un vélo est disponible ou s’il est préférable de prendre le bus pour effectuer le dernier kilomètre jusqu’à sa destination.

D’autres spécificités existent en matière de transport, et il convient d’adapter les réponses aux problématiques et environnements locaux. Londres a restreint l’accès de son centre-ville aux voitures, en instaurant une « taxe sur l’engorgement ».

La ville de Zermatt, en Suisse, a quant à elle décidé de bannir la voiture afin de préserver l’air raréfié de cette station des Alpes. Les voyageurs se déplacent donc via un service de bus électriques, vélos ou même de calèches conduites par des chevaux.

Les habitants d’Ottawa circulent l’hiver sur le canal Rideau gelé.

La capitale du Canada, Ottawa, utilise pendant l’hiver un canal gelé nommé “Rideau” comme voie de circulation. Pendant cette période, les habitants délaissent leurs moyens de transports habituels et utilisent cette patinoire géante idéalement située et doublée de pistes cyclables et voies routières. Dans la ville d’Adelaïde en Australie, le système de bus est uniquement alimenté par l’énergie photovoltaïque. Les bus ne sont pas équipés de panneaux solaires mais sont “rechargés” à la station centrale, ce qui leur permet de parcourir 200 km entre deux charges. Chaque année 70 000 kg d’émission de carbone et 14 000 litre d’essence sont ainsi économisées. Cerise sur le gâteau : les trajets réalisés dans ces bus sont gratuits.

La clé pour proposer des trajets domicile-travail de qualité pourrait donc être de créer des solutions conjuguant exercice physique quotidien, utilisation des ressources de la ville et mutualisation des équipements. Les exemples que nous avons précédemment énoncés ont été d’ailleurs mis en place dans des villes éco-friendly, appréciées pour leur qualité de vie agréable, une des caractéristiques les plus recherchées par les habitants !

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