Open Banking

Objets connectés, économie collaborative, fraude à l’assurance, rapprochement de la MGEN et Harmonie Mutuelle.

17 juillet 2015

1.Les objets connectés au cœur du prochain bouleversement du modèle économique des groupes d’assurance.

Bienvenu dans un environnement « ultra-connecté » dont les objets communiquent avec vos appareils du quotidien.
Face à ce nouvel environnement, les assurances doivent faire face à l’évolution rapide des besoins des clients en offrant de nouveaux services à valeur ajoutée.

Evaluer sa santé et la surveiller, accéder à un service d’alerte et d’assistance en temps réel en cas d’accident, être alerté en cas d’intrusion ou d’incendie dans sa maison, toutes ces aides du quotidien sont à présent possibles.
Fourchette minceur, pilulier, capteurs automobiles, boitiers intelligents : peut-être avez-vous déjà entendu parler de ses nombreux objets connectés qui vont progressivement envahir notre quotidien ?

L’argus a recensé 3 principaux impacts des objets connectés pour le secteur de l’assurance :

  • Tarification de l’assurance dommage : bouleversement dans la manière de tarifier le service en fonction des corrélations risques-comportement de l’assuré. Une segmentation fine sur le « pay how you behave » (payez de la façon dont vous vous comportez) qu’il s’agisse de la conduite automobile ou encore des habitudes du quotidien.
  • Mode relationnel interactif au travers de la prévention. Une transition d’assureur « régleur » à assureur « protecteur ». Axa France proposera notamment en octobre 2015 dans le cadre de ses contrats d’assurance habitation des services de prévention reposant sur des objets connectés (détecteurs de fumée, ampoules intelligentes,..).
  • Coopération avec d’autres acteurs verticaux ou transversaux permettant de s’appuyer sur des partenariats et éviter le risque de désintermédiation.

Quel assureur n’a jamais rêvé d’augmenter l’engagement de ses clients, de disposer de données uniques sur leur assuré, d’être en capacité de prévenir les risques pour réduire la sinistralité tout en identifiant de nouvelles sources de revenus ? Autant de promesses avancées par les objets connectés.
Si ces objets constituent aujourd’hui une des grandes révolutions à venir, ils induisent néanmoins une modification du modèle des assureurs.

Trois impacts de l’Internet des objets sur les assureurs [L’argus de l’Assurance]

2.La Maif investit dans l’économie collaborative

Pionnière dans l’économie de partage, la Maif lance un fond d’investissement dédié.
La Maif accompagne depuis plusieurs années de nombreux acteurs spécialisés dans le partage de véhicules ou de logements en leur offrant des solutions d’assurance adaptées aux nouveaux usages.

Pour aller plus loin dans sa démarche, la Maif investit dans des startups de l’économie collaborative : auprès de la plateforme d’échange de maisons entre particuliers GuestToGuest ou encore auprès de Koolicar. inventeur de la KoolBox, un boîtier innovant qui simplifie et sécurise le partage des voitures de particuliers en libre-service.
La Maif a mis en place une équipe consacrée à l’économie collaborative et aux pratiques émergentes, qui a pour mission de faciliter et de développer les interactions avec les startups.

La Maif s’apprête également à lancer un fonds d’investissement doté de plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Pour autant, la Maif ne souhaite pas investir dans des startups qui créent une concurrence déloyale ou remettent en cause les fondements sur lesquels sont construites les sociétés.

Demain, le besoin d’assurance pourrait être pris en charge différemment, par de nouveaux acteurs. Axa a notamment annoncé dernièrement devenir l’un des assureurs leaders de l’économie collaborative en nouant un partenariat stratégique avec Blablacar, acteur du covoiturage.

La Maif renforce son implication dans l’économie du partage [La Tribune]

3.Le marché européen de l’assurance se porte bien

Les performances financières des 40 premiers assureurs européens en 2014 se sont accélérées avec des écarts entre les différentes familles d’acteurs qui tendent à se resserrer. Les 40 principaux groupes d’assurances ont en effet, connu une progression de leurs primes nettes acquises de 6% en moyenne alors que la croissance annuelle moyenne était de 3% depuis 2011.La Fin des Tarifs Réglementés, quels impacts sur le marché du gaz?

Les acteurs qui affichent les plus fortes performances en termes de primes brutes émises sont ceux qui ont réalisé des opérations de croissance externe. La période est particulièrement propice à des opérations financières avec un coût de la dette faible, ce qui s’est vérifié ces derniers jours avec l’acquisition de l’assureur dommages américain Chubb par ACE (28 milliards de dollars) ou le rachat de l’assureur-santé américain Humana par son rival Aetna (37 milliards de dollars).

Les assureurs européens à la recherche de rentabilité [Les Echos]

4.La fraude à l’assurance : véritable bête noire des assureurs avec une facture de 2,5 Md€ en dommages en 2014

D’après le dernier rapport de l’Agence pour la lutte contre la fraude à l’assurance (Alfa), les cas de fraude auraient représenté un coût d’environ 2,5 Md€ en 2014 avec seulement 219 M€ récupérés.
Un montant à la hausse qui s’explique par un renforcement de la détection et par un effet « crise ». En effet, les assureurs dommages ont identifié près de quatre fois plus de fraudes en 2014 qu’en 2003.
La branche automobile a cumulé 101 M€ d’enjeux financiers l’an dernier pour un peu moins de 27 000 cas frauduleux établis.

La fraude liée à des dommages corporels s’est intensifiée ces dernières années. On assiste aujourd’hui à une recrudescence des demandes au titre de préjudices liés au mal de dos ou à des dépressions suite à des sinistres ou accidents.

Concernant l’habitation, l’Alfa a relevé moins de dossiers en volume, mais avec un poids financier plus important.

Fraude à l’assurance : une facture de 2,5 Md€ en dommages en 2014 (Alfa) [Argus de l’assurance]

5.Mariage entre la MGEN et Harmonie Mutuelle

En cette saison de mariages, Harmonie Mutuelle et la MGEN (Mutuelle générale de l’Education nationale) officialisent leur projet de rapprochement.

Le projet de création d’un groupe mutualiste de protection sociale avec Harmonie Mutuelle a été approuvé le 09 juillet par l’Assemblée Générale de la MGEN.

Les deux premières mutuelles santé françaises entrent maintenant dans une phase opérationnelle, qui devrait aboutir à une union mutualiste de groupe (UMG) en début d’année 2016.

Harmonie Mutuelle

Mutuelles : la MGEN dit oui à Harmonie Mutuelle [Argus de l’assurance]

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos dernières actualités*

Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé de gestion des Clients et Prospects (CRM).

Le Responsable de traitement est la société weave, 37 rue du rocher 75008 Paris RCS Paris 802 396 085.

Elles sont destinées à l’activité marketing du groupe weave ainsi quà celle de ses filiales, à l’exclusion de tout transfert hors de l’UE. Elles sont conservées pour une durée conforme aux dispositions légales (par exemple 3 ans pour les données prospects).

Ce traitement nécessite votre consentement que vous pourrez retirer à tout moment sans que cela ne remette en cause sa licéité.

Conformément à la loi « Informatique et Libertés » et au règlement européen n°2016/679, vous bénéficiez d’un droit d’accès, de rectification ou d’effacement, ainsi que d’un droit à la portabilité de vos données ou de limitation du traitement. Vous pouvez également pour des raisons tenant à votre situation particulière, vous opposer au traitement de vos données et donner des directives relatives à la conservation, à l’effacement et à la communication de vos données après votre décès. Vous disposez également du droit d’introduire une réclamation auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (www.cnil.fr).

Vous pouvez exercer vos droits en nous contactant à l’adresse vosdonnees@weave.eu.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour mesurer notre audience, vous proposer des contenus et des offres personnalisées, ainsi que des fonctionnalités de partage sur les réseaux sociaux. En savoir plus sur notre politique de cookies et notre charte des données personnelles