Open Banking

Chronique d'une révolution annoncée

Dans un contexte de taux bas, de croissance du PNB durablement flat et de désintermédiation progressive de leur service bancaire, sur un marché globalement saturé (99% de taux de bancarisation en France et les Français sont clients de 2,1 banques en moyenne) et sur impulsion de certaines réglementations (ex : DSP2) les réseaux de banques de détail en France se doivent de réagir en faisant évoluer leur modèle à l’image des néobanques en s’ouvrant davantage à des partenariats extérieurs et en accélérant l’APIsation de leurs services : l’Open Banking.

Les banques historiques, par le poids de leurs structures (> 30 000 salariés), et de leur SI (patrimoine >> 200 applicatifs + quelques « usines » et un core banking ancestral), ne sont néanmoins pas aussi flexibles, réactives voire proactives. A contrario leur puissance financière leurs permettent de prendre des parts importantes du capital des start up, qu’elles soient Fintech, Regtech, acteurs de la e-santé et autres Insurtech.

Dans ces conditions quel modèle adopter ? Comment s’appuyer sur ces start-up sans en détruire toute leur valeur ? En d’autres termes, comment s’ouvrir à de nouveaux partenaires pour proposer davantage de produits / services (bancaires comme non bancaires) et espérer ainsi fidéliser (a minima) voire capter de nouveaux clients (le graal !) ?

3 modèles d’Open Banking, s’appuyant sur des technologie de pointe, émergent :

  • Marketplace, Amazon qui a montré la voie, MasterCard MarketPlace, …. Faiblesse majeure : la rentabilité de ces modèles.
  • Bank As a Service ou comment mettre à disposition du « marché » ses propres services : exemple du groupe finois Ferratum et son offre Sumo proposée à Thomas Cook Money. Rémunération par licences.
  • Bank As a Platform ou comment s’appuyer sur des partenaires pour proposer depuis une plateforme « APisée » les meilleurs services adaptés à ses clients : exemple de N26 avec ses partenaires Auxmoney pour le crédit pour travailleurs indépendants, Vaamo pour les produits de placement, Clark pour l’assurance, Raisin pour l’épargne… Des ventes croisées qui assurent un chiffre d’affaire complémentaire à N26 (rémunération à chaque vente).

    Pour les « grandes dames » françaises, notre conviction est qu’un modèle hybride se dessine.

Et qu’il est un juste compromis entre prise de risque rendue nécessaire (« ouverture »), préservation de la relation client et de la qualité de services (« proximité à distance») et résilience & sécurité des systèmes qui se doivent d’être irréprochables (« Tiers de Confiance »).

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