Croissance verte

On a 20 ans pour changer le monde

18 mai 2018

Fruit d’une rencontre entre la réalisatrice Hélène Médigue, et le fondateur de Fermes d’Avenir, Maxime de Rostolan, ce film actuellement dans les salles présente les combats menés par l’association pendant plus d’un an pour accélérer la transition agricole.

L’usage d’intrants chimiques a eu pour conséquence un appauvrissement d’une majorité de nos terres afin d’augmenter les rendements agricoles sans véritable réflexion sur la durabilité du modèle. Tout au long du documentaire, Maxime de Rostolan rencontre agriculteurs, spécialistes, ministres et chefs d’entreprise pour convaincre de la nécessité de changer notre modèle agricole.

Si tous les intervenants interrogés, à commencer par Nicolas Hulot, reconnaissent que « l’agroécologie est le modèle agricole qui doit devenir la norme », plus de 90% de l’agriculture française reste conventionnelle. « Le vrai problème, c’est que le temps long n’est pas intégrable au débat politique », admet Stéphane Le Foll, alors ministre de l’Agriculture.

 

 

Ce coup de projecteur fait également écho aux récents travaux de IPBES (organisme intergouvernemental qui a pour mission d’analyser, de synthétiser et de restituer l’ensemble des données scientifiques relatives à la biodiversité) qui déclarait à l’occasion de la 6e session plénière en mars 2018 : « La dégradation des terres, l’érosion de la biodiversité et le changement climatique sont les trois aspects d’un même problème majeur : l’impact dangereusement croissant de nos modes de vie sur la santé de la nature et des écosystèmes. Nous ne pouvons plus nous permettre de lutter isolément contre ces trois menaces. (…)

D’ici à 2050, 38 % à 46 % des espèces animales et végétales pourraient disparaître de la planète.

En première ligne, le Centre et le Sud des Amériques, l’Afrique subsaharienne et l’Asie, plus vulnérables face à l’appauvrissement des sols. Dans 30 ans, les populations vivant dans des régions arides pourraient passer de 2,7 à 4 milliards de personnes, renforçant le risque de crises migratoires.

La dégradation des terres et le changement climatique, provoquant la baisse des rendements agricoles et l’instabilité socio-économique, pourraient en effet pousser entre 50 et 700 millions de personnes à migrer d’ici le milieu du siècle. »

Fort de ces constats, de nombreuses initiatives voient le jour et ce film leur rend hommage. Maxime de Rostolan incite par exemple les hommes politiques à considérer le temps long dans leurs prises de décision.

« En France, il y a un milliard d’euros importés que l’on pourrait relocaliser », suggère l’ex-ingénieur reconverti en paysan.

De fait, aujourd’hui, selon l’Agence bio, la France importe 30% des produits bio qu’elle consomme. « J’aimerais que l’argent reprenne sa place, que ceux qui en possèdent investissent dans des projets de long terme, que l’argent puisse contribuer à faire changer les choses ».

La réalisatrice Hélène Médigue précise que « sa volonté n’était pas de faire un film sur la permaculture ou les techniques nouvelles qui promeuvent l’agroécologie mais plutôt de privilégier l’aspect humain, l’énergie déployée et les combats menés, par un groupe de citoyens tout au long d’une année. Mon vœu est que, après avoir vu le film, les spectateurs aient eux aussi envie d’agir. »

 

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