bonheur en entreprise
Intelligence collective

Une année pleine de bonheur. Quelle audace !

24 janvier 2013

En cette période de vœux, combien de fois vous a-t-on souhaité le bonheur ? Ne vous a-t-on pas envoyé une jolie carte de belle et heureuse année ? Chacun fait appel à sa conception très personnelle du bonheur, puisque de nombreux facteurs entrent en compte pour atteindre cet état.

C’est donc le bon moment pour vous demander si votre vie vous satisfait ou pour évaluer les changements à effectuer en 2013.

 Votre entreprise vous doit une partie ce bonheur. L’étude récemment publiée par l’INSEE permet de déterminer que le bonheur dépend de deux grandes catégories de facteurs : les facteurs objectifs (origine sociale, âge, niveau d’éducation…) et les facteurs personnels (caractères, valeurs, comportements, croyances…).

En figeant les facteurs objectifs, le niveau de satisfaction personnelle évolue pour trois raisons :

  • Nous nous comparons : la vitesse de transformation de nos sociétés crée des déséquilibres et des fractures. On peut se sentir dépassé plus rapidement. La sensation d’injustice nous envahit.
  • Grâce à des mécanismes d’adaptation, nous nous habituons à tout, même à ce qui a fait notre satisfaction précédemment. L’euphorie n’est qu’éphémère.
  • Enfin, le troisième critère dépend de nos aspirations personnelles. On est l’entrepreneur de son bonheur. Si nous nous fixons des objectifs inatteignables, nul doute que ce graal restera inaccessible.

Qui se prétend heureux ?

Une étude de Columbia University dirigée par le Professeur Paul Ingram, effectuée en 2010 auprès de milliers de salariés de tous pays du monde permet quelques constats :

  • Le creux du midlife (40-45 ans) reste valable quel que soit le pays : la pression tant professionnelle que personnelle est vive, on a perdu de l’enthousiasme et certains idéaux, mais on ne prend pas encore suffisamment de recul.
  • Les femmes réussissent plus facilement à concilier vie pro et vie perso et se sentent plus à l’aise en terme de “professionnal well being”. La reconnaissance se fait moins sur la réussite professionnelle que sur sa capacité à équilibrer sa vie.
  • Le niveau de revenu à partir duquel on se considère heureux est très variable d’un pays à l’autre. Aux Etats-Unis, pays qui valorise par excellence la réussite professionnelle, on peut difficilement considérer sa réussite si elle ne s’accompagne pas d’un confortable revenu. Un chiffre ? Le taux de bien-être explose au-delà de 200.000$ annuels !!!
  • La croyance en une religion, l’appartenance à des réseaux, l’implication dans des œuvres caritatives et associatives accroît fondamentalement ce niveau de bonheur. Le fait d’être épaulé, de se sentir entouré et de donner du sens à son engagement semble augmenter notre bien-être.
  • Enfin, le rapport indicateur de bonheur / PIB par habitant fait apparaître un bon dernier. Quel est le pays riche dont les salariés sont le moins heureux ? La France ! Columbia University s’essaie à une analyse, à prendre avec toutes les précautions d’usage. Les acquis sociaux font apparaître une culture défensive, l’histoire de France est faite de révolutions et de rébellions. On est loin de la conquête américaine. Et les Français sont les champions de la comparaison : tant que d’autres pays seront devant nous, le Français restera malheureux.

Quelle est donc la formule du bonheur en entreprise?

Un salarié heureux peut simplement être celui qui aura la sensation d’avoir réalisé les missions qu’il s’était fixées dans la journée, rentrera suffisamment tôt chez lui pour profiter de sa famille et de ses amis. Il est celui qui a détecté ses moteurs du bonheur pour atteindre un bonheur durable.

Atteindre un bonheur durable ne signifie pas être heureux tout le temps mais implique plutôt de mettre en place des mécanismes positifs dans sa vie pour atteindre durablement le bonheur. Ou l’art de « voir le verre à moitié plein ».

Ces mécanismes positifs peuvent être de plusieurs natures : nous avons par exemple besoin d’obstacles et de challenges pour créer de l’euphorie, car les efforts engagés pour mener à bien ces actions nous rendent heureux.

Le processus de création permet de transcender son état normal parce qu’il donne une satisfaction personnelle et surtout l’estime de soi : nous bâtissons quelque chose. Une pierre, un mur, une cathédrale, peu importe. Nous sommes et nous sommes reconnus.

Aujourd’hui, le bonheur est donc partout et intéresse tout le monde, y compris les entreprises. D’autant plus que la corrélation entre bien-être en entreprise et performance est désormais avérée.

Le classement annuel des “Great place to work” démontre que la performance boursière de l’entreprise est 3 fois supérieure pour celles où il fait bon vivre. Un management par la terreur, des perspectives de carrières non démontrées, une atmosphère délétère génèrent effectivement des contre-performances.

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Quelle conséquence pour le leader ?

Le manager doit donc intégrer ces paramètres comme un pilote de ligne sait où il doit emmener ses passagers. Plusieurs missions lui sont alors confiées :

  1. Connaître ses équipes et savoir décrypter les moteurs de chacun. Quand l’un a besoin de reconnaissance régulière, l’autre fonctionne au résultat. Des assessments de personnalité sont souvent de très bons outils pour déterminer les dominantes de chacun.
  2. Savoir créer de l’enthousiasme. Ceci ne signifie pas une langue de bois ou un quelconque message aseptisé, il s’agit de donner envie en étant authentique. Il y a des difficultés, parlons-en. Il y a des succès, célébrons-les. Il y a des échecs, reconnaissons-les et tirons en les leçons. Des évènements d’équipes sont indispensables.
  3. Donner de la visibilité et surtout des défis personnels et communs permettant de dynamiser l’équipe. Formaliser les objectifs de chacun et surtout individualiser l’ambition pour chacun.
  4. Savoir toujours mettre l’équipe en déséquilibre avant pour créer, innover, sortir des idées reçues. Tout le monde veut se sentir à part. Le leader doit perturber son équipe, savoir créer du désordre, favoriser l’esprit rebelle.
  5. Mesurer et donner la visibilité régulière sur l’atteinte des objectifs.

A l’aube de cette nouvelle année, chacun d’entre nous peut s’évaluer sur ces 5 missions et aura alors l’audace de ne souhaiter à chacun….que du bonheur !

Belle année positive à tous

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