Croissance verte

Remplacer les abeilles par des robots ?

25 avril 2018

Où quand Wall-e (ou Walmart) remplacera Maya l’abeille…

robot waleeabeille

Il y a un an, l’Europe s’alarmait de la disparition de nos insectes pollinisateurs préférés au travers d’un rapport accablant.

En cause entre autres les néonicotinoïdes et particulièrement 3 d’entre eux : la clothianidine, le thiamethoxame et l’imidaclopride.

Quelques chiffres pour comprendre l’importance du sujet :

  • Les abeilles pollinisent 84% des cultures européennes
  • La mortalité atteint jusqu’à 80% de nos ruches
  • 13 millions de ruches seraient manquantes en europe

Afin d’éviter de devoir secouer les arbres comme en Chine pour remplacer nos butineuses et faire de la pollinisation manuelle, ce qui au-delà des évidentes répercussions environnementales aurait des conséquences économiques graves pour l’agriculture, de nombreux chercheurs se sont penchés sur des solutions plus pérennes.

homme dans un arbre

 

Et si la solution venait des robots !

De grandes universités japonaises et américaines travaillent depuis plusieurs années sur le sujet des micro drones ou robots télécommandés avec des technologies hautes en couleur : micro hélices, poils de chevaux enduits de gel ionique, etc.

Mais la grande nouveauté c’est le positionnement dans la course d’un géant mondial de la distribution : Walmart. Dans un brevet récent, la firme américaine propose des robots abeilles autonomes, capables de prouesses telles que s’accrocher à différentes surfaces, de plonger et ressortir de l’eau et bien entendu de détecter du pollen à butiner de manière autonome.

Au-delà de la prouesse, la question qui se pose est le positionnement de l’acteur de la distribution. Car si ce brevet est intéressant, il est à regarder parmi toute une gamme de brevets concernant l’avenir des fermes avec un point commun : l’automatisation.

Automatisation dans la surveillance des plantes et de leur santé, de la recherche et de l’élimination des insectes (biologiques !) nuisibles, épandre précisément des pesticides, etc. Au total, 6 brevets ont été déposés par Walmart.

 

C’est une nouvelle étape dans la fiabilisation et l’intégration vers l’amont de la chaîne de production alimentaire. L’an dernier, la compagnie attaquait déjà le business de la livraison comme Amazon et cherche, au travers de ces actions à se renforcer sur les grandes tendances :

  • Répondre aux préoccupations environnementales : traçabilité, développement durable et production plus naturelle
  • Rentrer dans les circuits courts et les fermes de proximité
  • Réduire les coûts (les phytosanitaires sont chers et connotés négativement) tout en maintenant un haut niveau de rendement

 

L’agriculture traditionnelle n’a pas fini de se métamorphoser vers une plus forte intégration. Reste à savoir quand ces dispositifs seront accessibles…

Sources

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