RPA automation digital
Open Banking

Le RPA : effet de mode ou tendance de fond pour les services financiers ?

10 novembre 2017

Il y a un peu plus d’un an, Blueprism(1) rendait public les résultats observés chez BN BANK (Norvège) grâce au déploiement de sa solution de Robotic Process Automation (RPA). Cette solution a permis de traiter les demandes de prêts immobiliers en retard sans faire appel à des ressources supplémentaires. Après seulement 6 mois d’utilisation, les résultats sont impressionnants : le délai de traitement des prêts est passé de 15 jours à 1 jour, le robot pouvant à lui seul traiter 126 000 dossiers par an (soit l’équivalent de 13 ETP) pour un coût 100 fois inférieur. Cas particulier ou symptôme d’un mouvement plus profond ?

Une accélération du déploiement du RPA dans les services financiers

Les technologies de Robotic Process Automation permettent de remplacer des processus manuels répétitifs et à faible valeur ajoutée par des processus robotisés. Elles peuvent fonctionner avec les SI existants sans impacter les applications d’ores et déjà en place. Le développement du RPA s’inscrit généralement dans une démarche d’efficacité opérationnelle.

Le niveau actuel d’automatisation des banques et assureurs en France n’est pas adapté aux défis d’aujourd’hui. Plus encore, les banques françaises semblent avoir pris du retard par rapport à leurs concurrentes européennes. D’où les nombreuses initiatives qui se multiplient sur le marché :

  • Natixis(2) a annoncé il y a quelques semaines la mise en place d’un assistant robotique permettant d’automatiser certains traitements de ses back offices dédiés aux activités de financement et de marchés
  • A la Société Générale(2), le RPA gagne en ampleur : déployé dans un premier temps en Inde pour automatiser le traitement administratif de certaines opérations, le RPA est désormais introduit en France pour prendre par exemple en charge la réconciliation des opérations comptables
  • Le Crédit Mutuel – CIC va plus loin en utilisant le Robot d’intelligence artificielle Watson pour faciliter le travail de ses 20 000 conseillers dans la réponse aux emails clients et aux questions métier complexes lors d’entretiens en face à face(3).

Les assureurs ont également pris le tournant du RPA et de l’IA, comme en témoigne le développement de solutions permettant l’optimisation de la gestion des sinistres à l’image de la solution proposée par UIPath(4).

Au-delà de la réduction des coûts, quels gains espérer ? 

Si les banques et assureurs déploient le RPA généralement dans une optique de réduction des coûts (jusqu’à 80 %), les bénéfices escomptés sont nombreux :

  • L’amélioration des délais de traitement et de la satisfaction client
  • L’augmentation de la qualité en évitant les erreurs humaines
  • Une disponibilité 7J/7, 24h/24h, y compris pendant les pics d’activité
  • Une adaptation facilitée au cadre législatif contraignant et en permanente évolution
  • Des solutions évolutives capitalisant sur le SI existant

Nos convictions

  1. Pour tirer pleinement parti du RPA, son développement doit s’inscrire dans une stratégie à long terme ne visant pas exclusivement la réduction des coûts. L’amélioration de la satisfaction client peut par exemple nécessiter le déploiement d’une solution de RPA pour améliorer la qualité du service rendu.
  2. La mise en place de RPA doit nécessairement s’accompagner d’une réflexion plus globale sur les processus métier.
  3. Les processus matures et bien maitrisés se prêtent plus particulièrement à la mise en place de RPA. Une analyse détaillée est nécessaire en amont pour identifier les tâches à automatiser en priorité.
  4. L’automatisation / orchestration des processus constitue un prérequis pour mettre en œuvre une solution de RPA. En effet, les solutions de RPA ne doivent pas constituer une nouvelle couche de robotisation qui s’ajoute au SI existant en essayant d’en masquer les lacunes.
  5. Le développement des solutions de RPA représente une opportunité pour repenser de manière plus large les métiers impactés, permettant ainsi aux collaborateurs de se concentrer sur les tâches à plus forte valeur ajoutée.

Du RPA au IRPA : une intelligence augmentée

Combinée avec l’intelligence artificielle (IA), le RPA permettra progressivement d’automatiser des tâches de plus en plus complexes grâce à un système d’auto apprentissage. Celui-ci s’appuiera sur la capitalisation du savoir-faire métier détenu par l’entreprise.

    Source : UIPath

Le développement de l’IA nécessitera un accompagnement des collaborateurs pour éviter la « peur des robots ». L’OCDE estime en effet à 9% le nombre d’emplois en France qui pourraient être automatisés. Ce chiffre pourrait même atteindre 40% pour les personnes n’ayant pas fait d’études supérieures(5). Tout l’enjeu sera donc d’anticiper ces évolutions et d’accompagner les employés dans une transformation de leur métier vers des tâches à plus forte valeur ajoutée.

Antoine Reverseau et Pierre-Adrien Roy

Sources :

(1) https://www.blueprism.com

(2) https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/030804324837-les-banques-poussent-la-robotisation-des-operations-les-plus-repetitives-2126567.php

(3) https://www.creditmutuel.fr/fr/vitrine/medias/docs/groupe/communiques-de-presse/2017-04-20-le-credit-mutuel-et-IBM-watson-metten-la-technologie-au-service-de-l-humain-fr.pdf

(4) https://www.uipath.com/fr/

(5) https://www.lesechos.fr/18/05/2016/lesechos.fr/021942727817_pour-l-ocde–la-robotisation-ne-menace—que—9—des-emplois.htm

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