Intelligence collective

Il était une fois… le Web 2.0 (1/3)

28 avril 2011

Cet article est le premier d’une série de trois, destinée à poser les bases de l’Entreprise Digitale telle que nous la concevons chez Weave. Cette vision sera le « socle » de nos échanges futurs, lesquels, combinés à nos expériences, permettront de la faire grandir. Pour commencer, le web 2.0 . 

Wikis, blogs, micro-blogging, folksonomies, social bookmarking, tags, … Derrière cette surenchère sémiologique à fort accent anglophone se cache une nouvelle réalité, celle du web 2.0. Un internet, utilisé, non plus seulement comme un formidable média de communication de masse mais comme une plateforme, un socle d’échanges, un espace d’expression où sein duquel les internautes deviennent acteurs, organisent eux même le contenu, prennent la parole. Dans sa « version 2.0 », le web devient participatif et social.

Le web 2.0 ou la révolution des usages

Rendu possible par les évolutions technologiques, le web actuel marque une rupture dans les usages des internautes. Et la réalité est en train de dépasser toutes les promesses, comme en témoignent les nombreuses études publiées en 2010 :

  • 70 millions de blogs, dont plus de 3 millions en France
  • 600 millions d’utilisateurs sur Facebook partagent en moyenne 90 contenus par mois, et sont abonnés à 80 pages
  • 200 millions d’utilisateurs sur Twitter publient 110 millions de tweets par jour
  • 48 millions d’inscrits à LinkedIn (1 million en France) et 2,5 millions sur Viadeo
  • 22% du temps passé sur internet dans le monde est dédié aux médias sociaux

Pourtant la multiplication des études et statistiques sur la propagation de ces nouveaux usages rendent difficilement compte du phénomène sociologique majeur qui émerge du web 2.0 : l’avènement des communautés.

L’émergence des communautés

Contrairement aux idées reçues, le web social renvoie à une dimension bien plus importante que la seule évolution des comportements individuels des internautes au travers de nouveaux outils technologiques. Par la mise en réseaux qu’il offre, ce sont les relations interpersonnelles qui évoluent et une nouvelle structure sociale qui émerge : la communauté virtuelle.

A l’attachement traditionnel à sa famille, à ses amis dans la sphère privée comme à l’appartenance à sa ville, sa région et son pays dans la sphère publique, se développent de nouveaux liens de solidarité, d’entraide, de nouvelles interactions fondées sur l’affinité, le partage de centres d’intérêts et d’expériences.

Il ne nous incombe pas ici d’en analyser les causes et les motivations mais plutôt d’énumérer les traits qui caractérisent ces communautés : la densité du lien social (fréquence des échanges, des participations), le processus d’identification à la communauté par ce que l’on fait plutôt que par ce que l’on est, l’immédiateté, la disponibilité hors des contingences temporelles et physiques.

L’influence des réseaux sociaux sur les comportements

77% des internautes français sont inscrits en 2010 à un réseau social. En deux ans, la proportion des internautes français adeptes des réseaux sociaux a doublé.

Les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter sont entrés désormais dans notre quotidien même si le degré d’appartenance et la densité des liens sociaux sont variables d’une plateforme à l’autre et d’un individu à un autre.

Dans ce contexte, l’internaute donne de plus en plus la primauté à sa communauté face aux autres messages qu’il reçoit. C’est d’autant plus vrai en matière d’achats comme l’indiquent les conclusions de cette étude :

  • 57 % des consommateurs consultent les avis d’internautes avant achat
  • 34% des blogueurs mettent partagent leurs avis sur des produits et des marques
  • 78% des consommateurs font confiance aux recommandations, contre 14% à la publicité

L’internaute devient ainsi un “consom’acteur” que l’entreprise ne peut ignorer.

De part l’influence de la sphère privée et publique sur la vie professionnelle, les réseaux sociaux s’infiltrent aussi dans le monde du travail. Les usages 2.0 au quotidien développent de nouveaux comportements et des nouvelles attitudes au travail, notamment parmi la Génération “Y” (les “millenials”, ou “digital natives”), mais aussi de plus en plus parmi les seniors. Désormais, les collaborateurs manifestent la volonté de voir l’entreprise leur mettre à disposition les fonctionnalités issues du web social, sous peine d’utiliser les plateformes externes grands publics.

Entreprises et réseaux sociaux : du scepticisme à l’expérimentation

Après avoir ignoré cette évolution, puis minimisé sa portée en voulant la limiter à la seule Génération Y, les entreprises prennent conscience du potentiel des réseaux sociaux, tant en interne que vis-à-vis des clients.

Selon une étude réalisée par le cabinet Coleman Parkes Research :

  • 40% des entreprises sondées associent d’ores et déjà l’augmentation des ventes au passage à ces nouvelles formes de médias
  • 2/3 des sociétés perçoivent une satisfaction de la clientèle liée à l’adoption des médias sociaux, tandis que 64 % constatent une amélioration de leur image de marque sur le marché
  • Plus de 60 % des sondés conviennent que les réseaux sociaux sont l’avenir des entreprises en matière de collaboration et de technologie

Si la voie à cette évolution est ouverte, les obstacles à l’adoption des réseaux sociaux et les paradoxes sont encore nombreux. Selon cette même étude :

  • Plus de la moitié des sondés déclarent que les cadres supérieurs et les responsables informatiques y sont opposés craignant que la productivité de leurs employés n’en soit affectée
  • Seules 18 % disposent d’une quelconque stratégie pour mettre ces technologies au service des membres de l’entreprise.

En France, les expérimentations fleurissent dans des secteurs variés : banque, industrie, services, fonction publique, … Néanmoins, elles restent encore trop souvent pilotées par les Directions informatiques et orientées outil, sans vision claire des apports business et sans méthodologie d’accompagnement adaptée.

A suivre : Du Web 2.0 à l’Entreprise Digitale (2/3)

Ecrit par Mathieu Griffoul.

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